Partager l'article ! rêve : Naissance ou renaissance ?, Un monde étrange: Naissance ou renaissance ? Je suis dans le ventre de ma m ...
Naissance ou renaissance ?
Je suis dans le ventre de ma mère et elle est en phase d’accoucher. Je suis également à l’extérieur de façon invisible, ce qui me permet de voir les lieux. Ceux-ci sont austères, avec des chambres blanches et au milieu d’une salle, il y a un tapis roulant. Au bout de celui-ci, un bassin d’eau.
La salle d’accouchement n’est pas visible, ce sont des religieuses qui font office d’infirmières, sages-femmes et assistantes du médecin…
Après une très longue attente, ma mère accouche dans une pièce sombre réservée à cette effet, où d’autres femmes sont également dans cette même phase.
Lorsque les bébés naissent, ils sont placés sur le tapis roulant, en marche, qui avance vers le bassin dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Au fur et à mesure que le tapis roulant avance et tourne dans l’autre sens (il effectue un cercle), des bébés tombent dans un grand bassin, se relèvent, et montent un escalier qui se trouve au bord.
En haut de l’escalier, les mamans respectives les accueillent. Mamans et bébés se reconnaissent par le regard. Les mères sont en pleine forme, absolument pas fatiguées…
Quand ma mère va me mettre au monde, je suis prête à être expulsée et déjà les yeux ouverts, j’aperçois une lumière très vive et très blanche : c’est la lampe du médecin. Je suis attirée par celle-ci. Tous mes muscles se contractent pour faciliter ma sortie.
L’accouchement se passe bien. Une fois sortie de ce milieu douillet, chaud et sécurisant, je me retrouve sur le tapis roulant, grelottante de froid. Une fois dans le bassin d'eau tiède, j'essaie de me relèver, mais impossible ! Je fais plusieurs tentatives, sans résultat ! Je suis condamnée à rester dans ce bassin d'eau.
Je commence à m’affoler, à gémir, et ma mère attristée, anéantie et impuissante me regarde et ne peut rien faire. Les bébés qui ne se relèvent pas ou qui n’y parviennent pas sont considérés comme anormaux ou morts. Ils dépériront et s’éteindront sous les regards indifférents du médecin et des sœurs.
Mais dans un second temps, je parviens à me relever, trempée et grelottante, on vient de me donner un bain et moi je suis frileuse, je n’aime pas cela du tout ! J’ai l’impression d’avoir de l’eau dans les oreilles et cela m’exaspère encore plus ! - C’est effectivement ce que je ressens lorsque les aides-soignantes me soignent et surtout lors de la toilette -.
Ce bain symbolise les eaux de l’accouchement comme s’il s’agissait d’une seconde naissance et j’en sors, toujours dans les mêmes lieux austères, sous forme de monstre avec plusieurs membres : tête, bras, jambes, tout est relié à une partie commune, comme une pieuvre. Ma mère est totalement absente à ce moment-là ; et je suis totalement indifférente à cette situation…
UN MONDE ETRANGE
C’est un monde irréel, fascinant autant qu’inquiétant, très fort, enivrant. C’est difficile à décrire ; c’est un univers très coloré à dominant rouge sang brillant. Il défile devant mon regard à un rythme effréné où se succèdent arbres, plantes, fleurs de toutes sortes et aux multiples couleurs. Mais pas de trace d’une quelconque vie humaine ou animale. Pas de ciel, pas d’horizon, pas de terre ; de la clarté mais pas de boule de feu qui pourrait être le Soleil, l’air est respirable. C’est un univers sans limites, aux dimensions (s’il y en a) gigantesques … C’est pour moi, la quatrième dimension …
Je suis à la fois subjuguée et très intriguée par cet endroit immense où je règne calme et silence ; pas un bruit, pas un son (encore moins une parole !)… C’est dans une atmosphère lourde et pesante où je me trouve en ce moment. La tranquillité de ce lieu m’apporte la sérénité, mais paradoxalement cet immobilisme des choses me rend nerveuse.
Je survole ce lieu comme un rapace en chasse guettant
sa proie. Soudainement, face à moi un superbe paysage de montagnes enneigées, toujours sans aucune vie humaine ou animale/ Je me sens microscopique … je ne pense à rien, je suis abrutie par ces images et cette situation me rend ivre. Je suis dans un état second.
J’ai peur ! Où suis-je ? Non sans mal, j’explore les alentours immédiats. Partout, dans tous les sens, je distingue une grande quantité de bassins de taille moyenne, où stagne un liquide verdâtre, inodore, épais et où plongent des tubes, des conduits en acier reliés entre eux à la surface (style bac de décantation).