rêve : Ma bulle, Bouddha, La fin du Monde

 


LA BULLE

 

 

Je suis dans une sorte de cocon, un nid douillet, avec une atmosphère qui permet de respirer normalement.

Je retrouve dans cet havre de paix, la mer, les rivières, les ruisseaux, les montagnes.

La faune et la flore sont variées, l’air est pur.

Au fin fond de la bulle, tel un énorme cœur, un gigantesque ordinateur gère tout cela.

Tout baigne dans une vapeur dense … Est-ce un rêve ou un nouveau cauchemar ?

Ce monde est concentré dans une sphère qui se déplace aussi légèrement qu’une plume.

Dans cette bulle, chaque parcelle de terre a été ramenée comme un échantillon précieux ainsi que toute la faune et la flore. Elle flotte au centre d’un monde qui est totalement pollué par une guerre nucléaire.

L’intérieur de cette bulle est irisé de couleurs pastels, douces, gaies. Tous les dégradés de blanc, bleu, jaune, rose, accentuent cette impression de « paradis ». Elle plonge dans un grand lac, d’un bleu profond presque noir, mystérieux, entouré de magnifiques fougères arborescentes d’un vert éclatant.J’ai en mémoire une image très simple, mais tellement merveilleuse qu’elle est encore gravée en moi : une cascade immense, écumante d’une eau froide et limpide, qui émerge et jaillit des entrailles de la roche (voir photo).

Pas un bruit, pas un animal, pas une fleur et pas de trace d’humanité, uniquement cette magnifique végétation (d’après FREUD : symbole de renaissance).Le calme et la sérénité règnent, la race humaine n’a pas encore gangrené cet univers.

 

 

 

 

 




 




A l’extérieur, c’est l’horreur !

 

L’atmosphère est inquiétante, la lumière ambiante, de couleur pourpre règne sur un paysage lunaire. C’est une désolation, un tapis de cendres.

Des milliers de gens meurent dans d’horribles souffrances, se tenant la gorge en hurlant, le visage implorant tourné vers le ciel. (Interruption pour nettoyage trachéotomie ou intubation nasale = souffrance).

 

A l’extérieur de la bulle, tout meurt. Le manque d’air et la pollution sont à l’origine de cette pollution.

Un champignon prolifère, qui attaque tous les êtres vivants et se répand comme une traînée de poudre sur toute la planète.

Si les humains ne portent pas de masque, ils son condamnés à mourir, car ce champignon s’attaque aux voies respiratoires, mais aussi aux muqueuses comme une sorte de cancer qui ronge.

 

L’attaque extérieure est plus terrible encore, car elle attaque la peau du visage en plaques sanguinolentes et/ou purulentes avec des champignons accrochés dessus et lorsque cette lèpre atteint son point culminant, c’est la mort.



                              BOUDDHA
 

 

En avançant dans cette même bulle, je débouche sur une terre qui m’est parfaitement inconnue.

Une voix chaleureuse me dit que je suis en INDE où tout a commencé :  

la fin du monde, le grand boom rouge et noir, les cyclones, les ouragans, les tempêtes, les raz-de-marée, les tremblements de terre. Le soleil a disparu depuis longtemps, il y a des milliers de victimes. Moi, dans ce monde apocalyptique, je suis enceinte (comment ? de qui ?), et je traîne comme un boulet ma jambe gauche. Je cherche un refuge… Un épais brouillard m’entoure qui me dissimule un gigantesque escalier.


Je veux monter les marches mais c'est à plat ventre que je monte, car ma jambe et mon bras gauche sont morts et de ce fait, je me hisse donc uniquement avec mon côté droit.

Cet escalier me suivra jusqu’au bout de mon coma.

Lorsque j’arrive au sommet de cet escalier, face à moi, BOUDDHA, en lévitation, me regarde et me dit d’un petit air désappointé :

 

-                « Tu vois, tu as presque réussi à atteindre le sommet » !

-                « Mais Maître, qu’y a t il à atteindre après le sommet ?

-                « Ma fille, il n’y a plus rien à atteindre, plus rien à apprendre, à savoir, à faire, tu auras tout le savoir de l’Univers, tu auras acquis la sérénité, la simplicité et la sagesse. Mais    comme tu n’auras plus qu’à observer notre Monde, tu t’ennuieras éternellement ».

-                « J’espère que tu n’atteindras jamais le sommet »…

 

Je n’ai jamais atteint le sommet…




LA FIN DU MONDE

 

 

Encore un épisode qui m’a beaucoup traumatisé.

Je suis sur un lit, profondément endormie. Je m’éveille soudain, je suis seule dans la pièce.

Face à moi, un écran vidéo diffuse un feuilleton. Celui-ci est bientôt interrompu par une voix autoritaire qui me demande de me rendre en salle de réunion. Obéissante, je m’y rends et me retrouve au milieu d’une grande assemblée de personnes qui me sont inconnues et qui discutent entre elles. Je ne comprends rien ni à leurs paroles, ni à leurs langues.

Leurs discours devient confus, incohérent, je m’endors à moitié puis me secoue et me lève pour me dégourdir les jambes.

 

Je sors de cet auditorium, et dans l’entrée, je tombe en arrêt devant une horloge encastrée dans un moule de verre. A côté de celle-ci, se trouve un compteur où les chiffres défilent lentement de façon décroissante. Le moule en verre qui la protège empêche toute manipulation.

Les aiguilles tournent  dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Lorsque les deux aiguilles ont fait un tour complet, le chiffre du compteur diminue d’un dixième (ex. : 2 450 – 0 001 = 2 449).

L’horloge trône au cœur du bâtiment, cœur qui est également l’entrée de l’auditorium.

 

Devant ma curiosité et mon intérêt, une voix calme et chaleureuse prononce ces mots :

« Les chiffres vont en décroissant et rien ne peut arrêter ce compte à rebours ».

« Cela va bien s’arrêter un jour ou l’autre ? Demandais-je ».

« Oui, sur 2015, me répondit la voix. L’horloge s’arrêtera une fois le dernier tour effectué par les aiguilles, un peu comme une bombe à retardement … Heureusement, nous en sommes encore loin … »

« Que représente cet arrêt sur 2015 ? »

« La fin du Monde et tout redeviendra poussière » …

Et la voix ajouta :

« Il y a quelque part sur votre terre, un compteur identique à celui-ci qui décompte actuellement les heures jusqu’à 2015 »…

 

Je pense souvent à tout cela.

 

 

 
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