Partager l'article ! Mon retour parmi vous: Tout de suite après mon réveil, une autre surprise m’attend : En effet, depuis quelques temps, une voix ...
Tout de suite après mon réveil, une autre surprise m’attend :
En effet, depuis quelques temps, une voix féminine, chaude, sécurisante parvient jusqu’à moi. Cette voix essaie vainement de me réveiller avec des paroles rassurantes, apaisantes, plusieurs fois par jour, mais je ne parviens pas à émerger (c’est la Présence qui m’en empêche).
Puis vient un jour où je suis calme et toute seule (cette présence n’est pas là) ; j’entends cette voix : ça m’énerve ! qui insiste comme ça depuis un moment ? encore un médecin ou une infirmière ! bon il faut que je voie qui c’est maintenant et tant d’insistance mérite bien une réaction ; ma curiosité est grande et j’entrouvre un œil…avec la peur de revenir quand même.
Un visage, un regard perçant, des cheveux cendrées mais aussi un grand sourire, 1ère vision : c’est ma kiné, Martine (la 1ère d’une longue série). J’ai l’impression que mes paupières pèsent une tonne, je suis « groggy », et ma curiosité satisfaite je m’apprête à refermer mes yeux. Martine ne semble pas être de mon avis !elle semble aussi têtue que moi et ne veut pas me laisser retourner dans mon sommeil : elle s’entête à me parler, à me sortir de ma léthargie, léthargie bien agréable pour moi ma foi. Que me veut-elle ? Ne peut-elle pas me laisser tranquille ?
Mon épaule gauche et inerte me fait énormément souffrir en plus, une douleur vive ; L’assistant de ma kiné m’assied sur le bord de mon lit et me transfère sur une chose froide, métallique. Ce truc va être mon compagnon de route pendant environ 1 an, mon fauteuil roulant…
Descente dans une salle terne, austère, froide sans aucune fenêtre sur l’extérieur(salle de rééducation au sous-sol) . Descente aux enfers, car la 1ère séance est une véritable torture
physique pour moi
Mais aussi morale : pourquoi j’ai ouvert un œil ? J’étais si tranquille au fond de mon lit ; pourquoi me torture t’on comme ça ? J’en pleure et hurle.
J’ai le souvenir d’un appareil de rééducation nommé verticalisateur : une horreur pour moi, un appareil de torture ! : attachée et sanglée, en position verticale, j’ai la sensation d’y rester des heures et je suis au bord de l’évanouissement. Encore maintenant, le fait de le voir dans une salle de rééducation, un « flash-back » irrémédiable se produit dans ma tête.