Partager l'article ! Décorporation, Sérénité, Flottement: * Décorporation J’ai subi ce phénomène assez fréquemment,&nbs ...
* Décorporation
J’ai subi ce phénomène assez fréquemment, et j’étais à la fois spectatrice et actrice. C’est une sensation difficile à expliquer. Je n’avais pas peur, mais j’étais tout de même très impressionnée. Je vais tenter d’en faire la description.
Je me rappelle être ailleurs que dans cette chambre d’hôpital. Mais, en même temps, je vois mon corps étendu, je plane au-dessus de lui et je me pose des questions :
« De quoi souffre-t-il ? Pourquoi est-il inanimé ? Pourquoi tous ces tuyaux ? ».
Simple curiosité, comme si je n’étais pas concerné par ce corps qui pourtant était le mien, c’était l’indifférence totale. Cet état, je le ressentirai tout au long de la 2ème partie, beaucoup plus difficile à décrire.
Je me sentais bien, rien n’était anormal, je n’avais pas peur. Je n’avais plus de corps, il était resté dans la chambre.
* Sérénité
Elle domine mes sensations durant mes différents rêves. Il m’arrive souvent d’être inquiète, d’avoir très peur ou d’être complètement affolée, mais tout cela se transforme en un grand calme et très vite je domine presque toutes les sensations. C’est un grand paradoxe, je suis à la fois très énervée et très sereine.
De plus, une voix me guide tout au long de mes voyages. Elle est très calme, sereine, chaleureuse, j’ai le sentiment en l’écoutant que c’est elle qui m’apaise. C’est impressionnant. Dans les épisodes négatifs, cette voix est méchante, malsaine, comme s’il y avait une dualité entre le Bien et le Mal.
* Flottement
J’ai l’impression d’être dans notre univers, mais un univers immense, noir, sans clarté.
Je flotte et avance dans cet espace d’une manière floue.
Mon corps et ma tête sont brillants, auréolés de jaune clair.
Je sens mon corps se déplacer vers la droite et graviter verticalement.
J’arrive dans un couloir, un tunnel obscur, et, au bout, je distingue une lumière étincelante et blanche qui m’attire. Que peut bien être cette lumière ? Plus je m’en approche, moins pèse sur mes membres ce poids qui m’oppresse. Brusquement, la lumière m’entoure, m’envahit, m’aveugle !
Passé une période d’adaptation, je prends conscience d’une immense solitude, une solitude qui est la mienne !
Puis, soudainement, je ne suis plus seule …